De la lumière naît l'émotion

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Bâtir contre l'oubli

Mario Botta considérait que l'architecture est avant tout une réponse au lieu, une façon d'habiter la terre avec respect et conscience. Chaque bâtiment doit naître du sol qu'il occupe, dialoguer avec le paysage qui l'entoure et capter la lumière comme un instrument de mesure du temps.

Ricardo Bofill a toujours refusé de séparer l'architecture de la société qui l'habite. Pour lui, construire n'était pas un acte technique mais un acte politique, une façon de dire ce que l'on croit, ce que l'on exige pour ceux qui vivront dans ces espaces. Chaque projet était une déclaration d'intention, ici, quelqu'un a cru que cela valait la peine de faire beau.

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Parmi les géants

Robert Doisneau parlait de la rue comme d'un théâtre permanent et gratuit, où les acteurs sont des inconnus qui jouent sans le savoir.
Il cherchait dans Paris non pas les monuments mais les marges, les enfants, les amoureux, les vieux assis sur des bancs , convaincu que la poésie se cachait toujours là où personne ne la cherchait.

Willy Ronis considerait que photographier c'était avant tout regarder les gens avec tendresse et respect.
Il ne cherchait pas à surprendre mais à accompagner, à être présent au bon moment sans jamais trahir la dignité de ceux qu'il photographiait. Pour lui la lumière n'était que le moyen, l'humanité était toujours le sujet.

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